Vous avez été nombreux à nous la réclamer. La présentation effectuée avec notre partenaire Webinage lors de notre atelier du mercredi 20 avril 2011 lors de la Mêlée Numérique 15 est en ligne.
Vous avez été nombreux à nous la réclamer. La présentation effectuée avec notre partenaire Webinage lors de notre atelier du mercredi 20 avril 2011 lors de la Mêlée Numérique 15 est en ligne.
Les ORM (Object-Relational Mapping) sont aujourd’hui des technologies matures ; l’essentiel d’Hibernate a été versé au standard Java EE au travers de la spécification JPA qui en est maintenant à sa deuxième version.
Les réfractaires à la technologie, qui préfèrent encore utiliser directement l’API JDBC ou (moindre mal) les templates JDBC de Spring, sont aujourd’hui de moins en moins nombreux. Malgré tout, s’il est donc vrai qu’un ORM apporte une solution élégante à la problématique de persistance de nos applications, il faut aussi admettre qu’en déléguant une partie du travail d’interaction avec la base de données à ces outils nous perdons un peu en contrôle ce qui introduit de nouvelles difficultés. Parmi celles-ci il y a la bonne prise en compte du « dirty checking ».
Le « dirty checking » est un mécanisme d’Hibernate qui consiste à lister parmi les objets attachés ceux qui ont été modifiés pour ensuite propager ces modifications en base. Ce comportement du framework doit être bien compris car il peut être source d’effets secondaires indésirables.
Hibernate peut lancer une opération de « dirty checking » à plusieurs occasions :
EntityManager.flush(),Si la plupart du temps, le « dirty checking » se fait dans la plus grande transparence sans que le développeur n’ait à s’en soucier, il arrive aussi que son déclenchement soit gênant. Par exemple dans le cas de traitement de masse où le nombre d’objets attachés est très important cette opération peut pénaliser fortement les performances. Par ailleurs, si l’on souhaite avoir la main sur l’ordonnancement des requêtes SQL, il est embêtant qu’une simple recherche JPQL déclenche une série de requêtes de type « update » à la suite d’un « dirty checking ».
Comment faire alors pour maîtriser la propagation des modifications dans la base et éviter les traitements de « dirty checking » intempestifs ?
Hibernate étant un framework souple et paramétrable, il offre pas mal de possibilités au développeur pour gérer cela : on peut travailler dans un mode « read only », on peut aussi utiliser la classe StatelessSession qui est spécialement pensée pour dérouler des opérations en bloc (sans « dirty checking » automatique). Si l’on préfère, probablement à raison, rester sur le standard JPA, il suffit de positionner le « flush mode » comme ceci :
EntityManager.setFlushMode(FlushModeType.COMMIT);
Ainsi les objets ne seront synchronisés avec la base de données qu’à la fin de la transaction, au moment du commit. Évidemment, il faut là aussi être sûr de son coup, il convient de bien vérifier qu’aucune requête de sélection ne sera perturbée par ce flush tardif.
Voila quelques mois maintenant sortait dans sa version finalisée la spécification Java EE 6.
Dans la foulée la version 3 de glassfish était mise à disposition.
Globalement, la plateforme va vers plus de modularité et de simplicité avec notamment la généralisation des annotations ou encore l’apparition des profils qui servent à regrouper les API Java EE en plusieurs familles. Pour l’instant, il n’existe que deux profils, le profil complet et le profil Web.
Java EE a clairement atteint aujourd’hui l’âge de la maturité, le modèle de développement standard Java pour les applications d’entreprises n’a plus de véritables faiblesses comme par le passé avec les abominables EJB2. Malgré tout, parmi les nombreuses briques définies par la spécification, il en reste une que les développeurs auront tendance à substituer par une alternative open source ; je pense à JSF.
JSF n’a jamais été le framework brillant devant lequel on tombe en émerveillement le jour où on le découvre. Il n’a pas l’étoffe d’un Struts qui au début des années 2000 structura en MVC nos applications web ni la souplesse de Spring Ioc, la puissance de Spring AOP ou encore la simplicité de GWT. Toutefois la version 2 efface les principaux reproches qui étaient faits au framework en apportant :
Ainsi aujourd’hui, il est possible de choisir JSF 2 pour implémenter la couche de présentation d’une application web sans forcément faire une erreur !
JSF ne s’est pas encore, gardons espoir, véritablement imposé comme LE framework web java.
La première des raisons est sans doute sa complexité. Essayez d’expliquer à un féru de php son Unified Expression Language pour vous en convaincre.
Deuxièmement, la spécification de JSF ne définit qu’une palette de composants graphiques très limité. Dans un projet réel, ceux-ci suffisent rarement ; il faut alors se tourner vers des extensions propriétaires, perdant du même coup la neutralité vis à vis de l’implémentation de JSF.
Enfin, le dernier point problématique est la difficulté d’intégration de JSF et d’AJAX.
Il est en effet compliqué de mixer l’approche purement « server-side » de JSF avec une logique AJAX où une partie du MVC est directement implémentée sur le client en javascript.
La jsr 314, celle de JSF 2.0, devrait remédier à cela en apportant des modifications importantes au cycle de vie notamment le parcours partiel de l’arbre des widgets.
Cela va dans le bon sens, néanmoins, il n’en demeurera pas moins que de plus en plus la logique cliente se trouvera portée par du code AJAX, laissant à JSF la gestion des tâches annexes.
Si JSF 2 marquera indéniablement l’acceptation d’AJAX par Java EE, ne faudrait-il cependant pas aller plus loin, en d’autre terme ; pour préserver sa pertinence, JSF 3 ne devra t-il pas être un framework en bonne partie javascript ?